Votre projet Coup de cœur

Québec numérique est fier de vous présenter les 7 classes qui étaient finalistes pour le prix « Coup de cœur » de la Semaine numériQC à l’école. Ce prix est offert par notre partenaire SMART Technologies.

Le vote s’est déroulé du 4 au 14 avril 2019. La classe gagnante a remporté un écran interactif d’une valeur de 7000 $! Il s’agit de la classe de Mélanie Théberge! Merci d’avoir voté en grand nombre!

Merci aussi aux membres du jury : Marc-Antoine Tanguay (Alloprof), Annik De Celles (Septembre Éditeur), Carolanne Tremblay (Optania) et Julie R.-Bordeleau (auteure en éducation).

Le vote s’est tenu du 4 au 14 avril 2019!

DÉCOUVREZ LES PROJETS DES 7 FINALISTES

Projet finaliste (#38)Défi robotique « Mission sur Mars » et impression 3D

Élèves

Enseignant

10 élèves de 2e année du secondaire ont participé activement au club de robotique, alors que cinq autres ont participé de façon ponctuelle au projet. Tommy Plourde
école Saint-Denys-Garneau
(CS de la Capitale)

Équipement utilisé

Disciplines visées

Ordinateurs, Lego Mindstorms EV3, tapis de compétition de First Lego League, imprimante 3D, logiciel Tinkercad, suite Google. Sciences, mathématiques, informatique (programmation, réalisation 3D), arts, ingénierie (souvent appelées ensemble les « STIM », ou « STIAM » lorsqu’on ajoute les arts).

LE PROJET

Depuis quelques années, les enseignants de notre école ont commencé à suivre des formations sur la programmation et sur la robotique. Nous avons fait un virage technologique important dans les deux dernières années, et il y a une volonté de permettre aux élèves de participer à un plus grand nombre d’activités en ce sens.

Les élèves voulaient faire des activités utilisant la robotique et la programmation, et la participation de l’école à la compétition First Lego League (FLL) permettait d’atteindre ces deux objectifs.

Dans le cadre de cette compétition, en plus des activités de programmation, un projet impliquant les sciences et l’ingénierie devait être préparé par les élèves participants. Plus particulièrement, ils ont dû utiliser leurs connaissances pour produire une solution aux contraintes liées à l’exploration spatiale.

Chaque groupe du secondaire a eu l’occasion d’en apprendre davantage sur le projet dans le cadre d’une présentation en classe d’une quinzaine de minutes. Par la suite, les élèves qui le désiraient ont pu participer à des activités préparatoires sur l’heure du dîner avant de s’inscrire officiellement.

Les participants ont reçu une liste de 15 « missions », c’est-à-dire une série de tâches à réaliser dans un temps donné. Ils devaient d’abord choisir celles qu’ils prioriseraient, puis l’ordre dans lequel ils allaient les accomplir pour finalement programmer leur robot en conséquence. Ils pouvaient également modifier leur robot pour faciliter l’accomplissement des différentes missions.

Le but de ce projet n’était pas uniquement de susciter de l’intérêt pour des métiers reliés aux STIM. La démarche de résolution de problèmes, le travail en équipe et la communication étaient des éléments essentiels en tout temps.

Considérant la thématique de l’espace, les liens possibles avec le programme de sciences étaient évidents (système solaire, position de la Terre dans l’espace, atmosphère, hydrosphère, lithosphère, cycle de l’eau, changements physiques et chimiques, etc.). Quelques liens avec le programme de mathématiques ont aussi été faits lors du projet de conception 3D (établir des relations entre les unités de mesure de longueur, recherche des mesures manquantes).

Dans ce projet, les élèves ont dû trouver une solution à un problème lié à l’exploration spatiale, créer les prototypes permettant de résoudre ce problème, chercher des solutions innovantes, et faire preuve de créativité dans la construction des prototypes et dans la préparation de la présentation à faire devant les juges. Toutes ces étapes impliquaient l’utilisation d’outils numériques qui étaient parfois inconnus des élèves : ils devaient alors à la fois comprendre ces outils numériques et réfléchir à la conception des divers éléments dans leur projet.

Les élèves ont débuté ce projet sans connaissances préalables des outils numériques. L’enseignant doit donc être en mesure de guider les élèves au départ. Cependant, la démarche autodidacte a été privilégiée : les élèves pouvaient, dans ce contexte, découvrir le programme et, par essais et erreurs, arriver à une solution qui fonctionne et tenter ensuite de l’améliorer.

Au final, les élèves de notre école ont participé pour la première fois cette année à la compétition FLL.

ÉVALUATION DES APPRENTISSAGES

Aucune évaluation n’a été effectuée dans ce projet. Le but n’était pas la recherche d’un résultat pour une compétence en particulier, mais le développement et l’épanouissement de l’élève dans une nouvelle activité offerte à l’école.

Outre le développement des compétences en programmation, les élèves ont appris à travailler en équipe, à trouver des solutions à différentes problématiques, à apprendre de façon autonome, à développer un esprit compétitif dans le cadre d’une compétition amicale (la coopétition, dans le langage Lego), à partager leurs découvertes avec les élèves de l’autre équipe (il y avait deux équipes à l’école, une au primaire et l’autre au secondaire), à faire des recherches et à s’informer sur une foule de sujets nouveaux.

Ils ont appris à programmer des robots, à comprendre certaines règles de base importantes de la programmation et la façon de programmer de manière structurée et claire. De plus, ils ont appris à travailler dans un univers 3D avec l’utilisation de l’imprimante 3D.

Surtout, les élèves ont pu s’amuser!

D’autres activités de programmation ont été mises en place à l’école (notamment avec microBit). Ainsi, l’apprentissage de la programmation pourra se vivre avec d’autres outils que les Lego Mindstorm EV3, puisque l’école possède également des robots Sphero et Ozobot. Les apprentissages avec l’imprimante 3D pourraient être réutilisés dans le cadre d’un projet entrepreneurial qui pourrait voit le jour prochainement. Des discussions ont notamment lieu quant à la construction d’objets qui pourraient servir de base à une mini-entreprise scolaire.

LES MOTS DE LA FIN

Pour ma part, j’ai appris à utiliser la programmation de façon différente, hors d’une classe, dans un contexte qui détonne de ce que l’on fait habituellement. Le contexte éclaté de cette activité était déstabilisant au début, mais c’était rafraîchissant de voir une démarche d’apprentissage différente.

Je connaissais déjà les logiciels utilisés, mais les élèves, lorsqu’ils travaillaient leur programme ou leur conception, venaient parfois me poser des questions dont je n’avais pas les réponses. J’ai donc dû moi aussi faire des recherches pour trouver de nouvelles façons de les aider à résoudre les problèmes.

Au départ, nous avions vendu la compétition First Lego League comme une compétition de programmation, mais ce projet s’est révélé être beaucoup plus que ce que l’on pensait. Le travail phénoménal accompli par mes élèves demeurera l’élément essentiel de ce défi et la raison qui me poussera l’an prochain à refaire un projet de ce genre si je suis de retour dans la même école.

Mon conseil aux autres classes : prévoir beaucoup de temps avec les élèves. Ils adorent ce genre de projet, ils seront encore plus motivés que l’enseignant peut l’être, et il faut surfer sur cette motivation pour les impliquer au maximum.

À voir :

Projet finaliste (#41)Les tournois des midis robotique

Élèves

Enseignant

1re et 2e année du secondaire, une 40aine d’élèves. Louis Audet
école secondaire Guillaume-Couture
(CS des Navigateurs)

Équipement utilisé

Disciplines visées

Table de hockey bot, sumo et piste de Trial. iPads, PC, Lego Mindstorms EV3. Aucune : plaisirs numériques pendant l’heure du lunch!

LE PROJET

Pour les midis robotique cette année, nous avons organisé 3 tournois ouverts à tous jusqu’à présent : tournoi de hockey bot à l’Halloween, tournoi de sumo robot à Noël, tournoi de Trial 4 x 4 à la St-Valentin. Variété, plaisir, compétition amicale… Les motifs sont variés pour organiser des tournois aux midis robotique!

Pour participer, il faut obligatoirement obtenir le permis de roboticien, qui prend 2 midis à obtenir. Les élèves se jumellent à des amis et participent aux midis robotique pour avancer leur réalisation. Les finales se font souvent en présence de spectateurs.

Notre innovation est surtout la compétition de Trial 4×4 car le sumo et le hockeybot viennent de Robotique Zone01. La créativité vient des idées des élèves.

On remarque une superbe ambiance de coopération. Les élèves viennent même aux journées pédagogiques pour avancer leurs projets. La mission des midis robotique, c’est de semer la passion.

Ils y développent leurs connaissances pour coder avec Lego Éducation. Ils apprennent aussi à sauvegarder sur OneDrive. La ténacité demandée par ces tâches est un apprentissage valable dans tous les domaines.

ÉVALUATION DES APPRENTISSAGES

Aucune évaluation : seulement du plaisir!

LES MOTS DE LA FIN

À travers cette activité, j’apprends à faire des tâches courtes et variées pour garder l’intérêt des jeunes. J’ai aussi adoré la collaboration des élèves de cheminement particulier, qui ont monté la piste de Trial, et de ceux d’arts, qui l’ont peinte.

Pour ces 3 tournois, j’ai surtout approfondi mes connaissances en codage EV3. J’apprends de mes élèves à tous les jours.

On va assurément garder la formule, mais faire des ajustements pour rendre nos tournois encore plus attrayants. Par exemple, on veut simplifier la piste de Trial (qui est trop difficile) et ajouter du sumo en classe de robotique pour stimuler le tournoi du midi.

Un coup de cœur en lien avec le projet : la victoire des élèves de 1re secondaire sur les anciens de 2e secondaire à la finale de Trial à la St-Valentin : magnifique!

 

Projet finaliste (#47)Défi robotique « Mission sur Mars » en contexte signifiant

Élèves

Enseignante

1re année du secondaire, 27 élèves ont participé. Chantal Fortin
école secondaire Pamphile-Lemay
(CS des Navigateurs)

Équipement utilisé

Disciplines visées

Lego Mindstorms EV3, tapis de la « Mission sur Mars » de la First Lego League Programmation, stratégies cognitives, français et sciences

LE PROJET

Nous avons choisi de réaliser l’activité « Mission sur Mars » de la First Lego League (FLL) afin que les élèves puissent réutiliser les notions de programmation apprises tout au cours de l’année (capteurs de couleur, engrenages, etc.) tout en véhiculant les valeurs fondamentales de la ligue Lego First, qui sont également les nôtres : travailler en binôme, inclure les idées des autres, découvrir et intégrer la programmation.

Nous avons débuté le tout en visionnant avec eux le film « Seul sur Mars », puis nous avons visité le Cosmodôme. Nous avons ensuite présenté aux élèves les « missions » à effectuer, soit une série de tâches mises en contexte. À travers cela, nous avons aussi regardé quelques capsules vidéo de l’astronaute David St-Jacques en direct de l’espace. Les élèves ont même lu quelques textes sur les astronautes et leur entraînement, sur le Web et dans des livres.

Les élèves ont reçu un échéancier pour résoudre les missions, ce qui leur a permis de se situer dans le temps. Ceci fut un grand facilitateur, car nous avons remarqué que les élèves réussissent mieux à s’organiser à l’aide de cet outil. De plus, ils sont également capables de programmer seuls, sans l’intervention de l’adulte. Les missions sont davantage claires pour eux : ils ont moins besoin de l’adulte.

Nos intentions pédagogiques principales étaient de réutiliser les stratégies apprises en programmation et de respecter un échéancier. Nous avons fait plusieurs liens avec le programme de formation, tels que lire des textes variés, présenter le projet à l’oral, raconter l’épopée historique de l’homme dans l’espace, monter une vidéo avec des textes explicatifs.

Le fait de visionner le film « Seul sur Mars » et ensuite d’aller au Cosmodôme a fait en sorte que les élèves se sont interrogés sur l’espace et la vie des astronautes. Les missions de robotique avaient donc plus de sens pour eux. Ils se posaient davantage de questions.

ÉVALUATION DES APPRENTISSAGES

Nous avons créé une grille d’évaluation qui nous permet d’observer le travail en binôme, la programmation et la réussite des différents défis.

Nos élèves ont développé de bonnes capacités au niveau du travail en binôme ainsi que de la programmation en général. Ils ont appris à réutiliser leurs connaissances. Ils ont plus spécifiquement développé leur capacité à utiliser et réutiliser à bon escient les blocs de construction.

Programmer amène des défis qui demandent de la persévérance ainsi que l’utilisation de stratégies cognitives et d’organisation de la tâche et du matériel. Les élèves ont appris à travailler en collaboration et à respecter l’autre : la robotique permet effectivement de développer des habiletés sociales.

LES MOTS DE LA FIN

J’ai appris, entre autres, que certains élèves viennent en robotique soit pour programmer, soit pour créer un robot. J’ai donc dû modifier mes pratiques afin de répondre davantage à leurs besoins et de les amener à utiliser l’une comme l’autre. J’ai aussi appris à faire davantage confiance au processus créatif et innovateur de mes élèves.

Je les ai filmés à plusieurs reprises et j’ai partagé le tout sur la page Facebook de l’école : cela a permis de vulgariser la robotique pour l’ensemble de l’école, des parents et des autres intéressés. Prochainement, je compte faire quelques capsules vidéo, sous forme de tutoriels de quelques minutes, pour aider les élèves à être davantage en pratique autonome.

Mon conseil à une autre classe : bien planifier le travail d’équipe et faire une amorce afin d’engager les élèves dans un processus signifiant.

À voir :

Projet finaliste (#48)Mieux comprendre la « recette » des algorithmes

Élèves

Enseignante

56 élèves (2 groupes) du programme Citoyens du monde en 1re secondaire. Valérie Doré
école L’Aubier
(CS des Navigateurs)

Équipement utilisé

Disciplines visées

non spécifié Éthique et culture religieuse

LE PROJET

J’ai d’abord été attirée par la possibilité de faire une activité dans le cadre de la Semaine numériQC à l’école. Ensuite, le fait que l’on propose une activité ciblant ma matière (éthique et culture religieuse) a confirmé mon désir de faire vivre cette dernière à mes élèves. J’en ai donc parlé à mes élèves. J’ai aussi souligné qu’il y avait un volet concours et que j’allais inscrire le groupe. Par contre, j’ai insisté davantage sur l’intention pédagogique de l’activité et les liens avec la compétence en éthique et le thème de l’autonomie.

J’ai d’abord parcouru le document de la situation d’apprentissage. J’ai pris le temps de lire et de regarder les ressources proposées dans ce dernier avant de réaliser l’activité. J’ai aussi fait le choix de préparer un support visuel pour la réalisation de l’activité. J’ai repris des éléments du document pour les insérer dans une présentation (voir la vidéo à la fin).

ÉVALUATION DES APPRENTISSAGES

Je n’ai pas évalué le travail des élèves, j’ai plutôt favorisé la réflexion par les échanges en groupe. Très peu d’élèves savaient ce que sont les algorithmes avant de faire l’activité. Ils ont donc maintenant une idée plus précise sur le sujet et sont enclins à mesurer les effets de ceux-ci. Ainsi, ils peuvent avoir un regard plus critique sur les suggestions que leurs font les algorithmes. Ils sont aussi en mesure, je l’espère, de comprendre l’impact que ces derniers peuvent avoir sur eux.

Je souhaite que la compréhension de la « recette » des algorithmes développe leur esprit critique par rapport à leur identité numérique, les différentes sollicitations et l’influence qu’ils peuvent avoir sur eux.

LES MOTS DE LA FIN

Personnellement, j’en ai appris plus sur le fonctionnement des algorithmes et leurs impacts. Malgré le temps nécessaire à la préparation, il est agréable de faire de nouvelles activités comme celle-ci. D’ailleurs, je compte bien la vivre à nouveau avec d’autres élèves.

Mon conseil pour les autres classes : Allez-y! Il est important de comprendre comment fonctionnent les algorithmes pour avoir une utilisation plus saine des réseaux sociaux, entre autres. L’activité proposée est bien construite et offre beaucoup de ressources supplémentaires pour appuyer l’enseignant. C’est une activité clé en main très intéressante.

À voir :

Projet finaliste (#49)S’initier aux algorithmes pour faire de meilleurs choix sur les réseaux sociaux

Élèves

Enseignante

20 élèves de 1re secondaire Laurie Couture
école secondaire L’Horizon
(CS des Navigateurs)

Équipement utilisé

Disciplines visées

Pages, Google Documents, recherche sur le Web Le français seulement, mais j’utiliserai la présence de la TES pour discuter des algorithmes (étape 1).

LE PROJET

J’ai choisi cette activité car je trouve que les algorithmes ont un impact considérable dans notre vie, particulièrement sur les réseaux sociaux, et que l’on ne mesure pas cet impact comme on le devrait. Je cherchais justement des outils pour m’aider à transmettre aux jeunes des connaissances et les sensibiliser en lien avec les algorithmes. J’ai présenté l’activité aux élèves de façon très honnête. Je leur ai dit que je voulais qu’ils sachent ce qu’était un algorithme et à quel point ceux-ci pouvaient avoir un impact sur leur choix de réseau social, leurs relations avec leurs amis en ligne ainsi que sur leurs achats et leur pouvoir de consommation. L’activité sera vécue concrètement d’ici la fin de l’année en cours.

ÉVALUATION DES APPRENTISSAGES

Le premier jet de l’écriture sera évalué.

Je vise à ce que les élèves développent :

  • une réflexion face à leur utilisation des réseaux sociaux, à leur rôle comme citoyen numérique, à leurs choix sur les réseaux sociaux;
  • l’utilisation responsable d’un réseau social;
  • l’adaptation d’une situation réelle à un récit d’aventures, suivant les caractéristiques apprises en classe;
  • l’application de méthodes de correction;
  • des compétences pour utiliser l’application Pages;
  • des habiletés de travail collaboratif sur Google Documents.

Ils pourront ainsi avoir une réflexion avant d’ajouter un ami sur les réseaux sociaux et aussi avant de croire tout ce que disent les publicités. Ils pourront également réutiliser leurs connaissances avec l’application Pages et l’application Google Documents dans le cadre d’autres projets.

LES MOTS DE LA FIN

Personnellement, en préparant l’activité, j’ai appris qu’on peut utiliser des situations courantes et vraisemblables pour créer des situations d’écriture signifiantes pour les élèves. J’ai aussi découvert l’option de créer un conte avec l’application Pages.

Je compte réinvestir l’idée de partir d’événements et d’éléments de la vie de tous les jours pour créer mes situations d’apprentissage et d’évaluation.

À voir :

Projet finaliste (#50)« Écrire pour vrai » et découvrir l’influence du marketing numérique

Élèves

Enseignante

56 élèves de 2e secondaire (2 groupes) Isabelle Gagnon
école secondaire L’Horizon
(CS des Navigateurs)

Équipement utilisé

Disciplines visées

Google Documents, iPad, Notability, Pages, ordinateur, moteur de recherche Google. Le français et l’histoire

LE PROJET

Le sujet était en lien avec ce dont nous parlions en classe de français. La tâche demandée correspondait au contenu du programme à voir. Je pouvais également faire des liens avec le dossier travaillé en histoire et éducation à la citoyenneté et la révolution industrielle où nous venions de voir différentes inventions de l’époque.

J’ai présenté ce projet en faisant les liens avec le contenu des programmes et dès le départ j’ai mentionné la participation au concours. Nous allions pour une fois écrire pour vrai!

ÉVALUATION DES APPRENTISSAGES

Les élèves ont été évalués par la production d’un texte de type descriptif dans le cadre de la compétence écrire. Les grilles d’évaluation fournies dans l’activité ont été utilisées.

Les élèves ont pu prendre conscience de l’influence des médias sur les habitudes de consommation. Ils ont réfléchi sur les changements apportés par Internet, entre autres. Ensuite, par le travail de collaboration pour la recherche d’idées et la création du texte, ils ont développé des compétences en lien avec la communication avec leurs pairs, leur pensée créatrice, les méthodes de travail efficaces, l’exploitation des technologies et la coopération. En français, ils ont développé leur compétence à écrire un texte descriptif et à le réviser. Ils ont aussi appris l’importance des mots clés et l’importance de la publicité pour les entreprises en prévision de l’augmentation des ventes.

Google Trends a été un outil fort apprécié chez les élèves. Ils ont réalisé que les besoins et intérêts des consommateurs étaient enregistrés dans le but de mieux préparer la publicité des entreprises. lls ont appris à créer un blogue et à l’aménager pour qu’il soit attrayant. Ils ont aussi pu utiliser les applications comme Pages, pour travailler leur texte afin d’éliminer les erreurs, et Google Document, pour un travail en collaboration immédiate.

Les ressources numériques pourront être réutilisées dans le futur. Les réflexions faites pourront permettre aux élèves de faire des choix éclairés dans leurs prochains achats ou demandes. Ils comprendront mieux l’ampleur du travail effectué derrière les sites Web qu’ils consultent. Aussi, ils ont pu découvrir certains métiers liés au domaine du marketing.

LES MOTS DE LA FIN

J’ai appris que mes élèves étaient très créatifs. Ils ont eu de bonnes idées d’inventions. La qualité dans le travail de collaboration m’a surprise. « Écrire pour vrai », dans le but d’être lu par un vrai public, a été un élément gagnant dans cette activité. J’ai vu une différence dans leur implication dans la tâche.

J’ai aussi appris que plusieurs heures pouvaient être accordées dans la création d’un blogue et dans sa gestion. Je ne connaissais pas non plus Google Trends et je comprends que Google offre des services multiples qui sont à découvrir. J’ai aussi réalisé que l’influence de la publicité était grande et encore plus présente par l’accès à Internet. Je ne dois pas l’oublier!

Je vais certainement renouveler l’expérience de participer à différents concours avec mes élèves. Les activités proposées peuvent être intéressantes, en lien avec l’actualité, et donc pertinentes. Elles amènent les élèves à un niveau supérieur dans leur implication dans la tâche. Si cela peut les motiver et leur apporter un plus, tant mieux!

J’ai apprécié le travail de collaboration et je pense que c’est un essentiel pour les carrières de l’avenir. Les outils numériques offerts permettent aux élèves de mieux se préparer à leur futur. Nous avançons un pas à la fois, n’ayons pas peur de la technologie. Apprivoisons-la tranquillement par l’entremise des activités qui sont proposées aux élèves. J’apprends aussi à travers eux.

Mon conseil pour les autres classes : publier les textes sur un site Web déjà existant. Ainsi les textes auront une plus grande visibilité.

À voir : 

Projet finaliste (#51)Des élèves de classe de langage qui se questionnent avant de croire une nouvelle

Élèves

Enseignante

12 élèves de la classe de langage (1er cycle du secondaire) Mélanie Théberge
école l’Envol
(CS des Navigateurs)

Équipement utilisé

Disciplines visées

ordinateur portable, Middlespot, Jamboard, Book Creator, le site www.actualites.co, navigateur Web, Edpuzzle, Google Classroom, le site de Radio-Canada. Français et éthique et culture religieuse

LE PROJET

J’ai choisi cette activité parce que je me rends compte que les élèves ne savent pas détecter le vrai du faux. J’ai une clientèle d’élèves ayant un trouble développemental du langage et certains ont un trouble du spectre de l’autisme. Plusieurs de mes élèves prennent tout au premier degré et, pour eux, tout ce qui est écrit ou dit par quelqu’un est nécessairement vrai.

En travaillant les fausses nouvelles, je veux développer leur jugement critique afin qu’ils sachent mieux comment détecter le vrai du faux.

Je leur ai d’abord demandé ce qu’ils connaissaient des fausses nouvelles et nous en avons discuté. Par la suite, je leur ai expliqué que nous ferions un projet sur les fausses nouvelles et que je voulais qu’ils deviennent bons à détecter les vraies et les fausses nouvelles.

ÉVALUATION DES APPRENTISSAGES

Les élèves ont eu à créer une fausse nouvelle sur le site www.actualites.co. Ils ont été évalués en français dans la compétence en écriture. Ils ont eu beaucoup de plaisir à faire cette évaluation. Je les ai rarement entendus avoir autant de plaisir.

Les élèves ont appris à détecter des fausses nouvelles. Ils ont appris à prendre leur temps pour bien lire une nouvelle et bien l’analyser. Est-ce que ce qu’on y dit a du sens? Est-ce que le site Web est crédible? Ils ont appris à se poser des questions de ce genre, ce qui n’est pas négligeable pour des élèves qui sont en très grande difficulté à ce niveau. Ils ont également appris qu’il existe différentes catégories de fausses nouvelles, et que certaines personnes sont plus susceptibles de les partager. Enfin, ils ont développé leur capacité à travailler en collaboration.

Nous utilisons beaucoup le numérique en classe et les élèves ont été contents d’apprendre de nouvelles choses. Je pense au premier contact avec un outil de développement Web, de même qu’à Jamboard, que nous avons utilisé pour la première fois. De plus, nous avons découvert Middlespot grâce à cette activité. Les élèves ont aussi travaillé avec l’application Book Creator, notamment pour faire des vidéos.

L’une de mes collègues fait une séance d’actualité avec eux à toutes les semaines. Ils seront maintenant en mesure de mieux se questionner sur les nouvelles qu’ils doivent présenter à la classe. Ce sera un réinvestissement hebdomadaire.

LES MOTS DE LA FIN

J’enseigne régulièrement avec le numérique. Dans cette activité, j’ai aimé découvrir de nouvelles applications et de nouvelles idées pour amener mes élèves plus loin. Par exemple, faire une fausse nouvelle, imprimer en enregistrant en PDF, modifier le titre ou le texte d’une vraie nouvelle sur le Web… J’ai surtout aimé voir le plaisir que mes élèves ont eu tout au long du projet.

Je suis contente d’avoir fait ce projet avec eux car je constate que, même si je suis une enseignante « techno », il y a toujours de nouvelles choses à apprendre. Je souhaite vraiment refaire cette activité l’an prochain. C’est certain que toutes les ressources numériques pourront être réutilisées dans mon enseignement, autant en français qu’en éthique et culture religieuse.

Notre coup de cœur a été l’écriture de la fausse nouvelle. Les élèves ont vraiment aimé ça! Mon conseil pour les autres classes : faire confiance aux élèves. Il n’est pas nécessaire de tout connaître avant de se lancer et nous pouvons former ensemble une équipe d’apprenants.

À voir :